Effets indésirables

Effets indésirables précoces des vaccins

 20 mars 2021    (tout texte en couleur correspond à un lien)

Les vaccins contre la Covid 19 disposent d’une AMM conditionnelle. La balance bénéfices risques sera connue au plus tard en décembre 2023. Voici ce que l’on sait au bout de deux mois après les premières vaccinations. Selon les données du 19/02/2021 au 25/02/2021 pour le suivi des cas d’effets indésirables des vaccins COVID-19 par l’ANSM, lorsqu’il y a un effet indésirable après une vaccination, dans 24 % des cas, ces effets indésirables sont graves, pouvant aller jusqu’au décès, sachant que les effets indésirables sont sous-déclarés et que les chiffres de décès imputés aux vaccins sont minorés et que le taux de déclaration des effets secondaires liés à un médicament est inférieur à 10 % de l’ensemble des effets indésirables de vaccins   Il est donc difficile de connaitre exactement la fréquence des effets indésirables graves. Cette sous-déclaration fausse l’évaluation du rapport bénéfices/risques.

La base de données de l’agence européenne du médicament donne les évènements indésirables survenus après vaccination. Par exemple, pour le vaccin Pfizer au 20 mars 2021, on trouve les décès (“fatal”) en particulier au niveau cardiaque (326 décès), au niveau intestinal (144 décès), au niveau général (1050 décès), au niveau respiratoire (340 décès). L’agence européenne du médicament précise que les données actuelles ne permettent pas d’établir un lien de cause à effet entre le vaccin Pfizer-BioNTech et les décès enregistrés après la vaccination.

Une autre base de données issue de la base de données mondiale de l’Organisation mondiale de la Santé permet de parcourir et d’afficher les données sur les effets indésirables des vaccins avec une liste générale. Le 8 mars 2021, on retrouve en particulier dans les « Cardiac disorders » des arrêts cardiaques, des infarctus du myocarde, dans les « General disorders » des décès (1823 décès), dans les « Infections and infectations » des cas symptomatiques de Covid 19 (2056 cas) ainsi que des cas de pneumonies à Covid.

On note également que la tranche d’âge de 18 à 44 ans est la tranche d’âge la plus fortement impactée par les effets indésirables des vaccins alors que cette tranche d’âge est très peu touchée par les formes graves de la maladie. Selon l’INSEE, en 2020, la hausse de mortalité a concerné les personnes âgées de 65 ans et plus. Entre 2019 et 2020, la mortalité des moins de 50 ans a même baissé.  Selon Santé Publique France, entre le 1er mars 2020 et le 1er mars 2021, 78 % des décès par la Covid 19 concernent les plus de 75 ans et 14 % des décès concerne la tranche d’âge de 65 à 74 ans. Parmi ces derniers, 71 % avaient déjà des maladies chroniques

Tout ceci pose questions sur la balance bénéfices risques de ces vaccins à AMM conditionnelle dans la mesure où

  • un vaccin contre la Covid 19 a déjà été transitoirement suspendu en France en mars 2021
  • le retrait d’autres vaccins est également possible du fait d’autres effets indésirables graves, sachant cependant qu’en cas  d’effets indésirables mortels pour des médicaments ayant une véritable AMM, 38 % ont été retirés dans l’année suivant le premier décès imputé au traitement, 15 % dans les deux ans et 47 % après plus de 2 ans (dans l’affaire du Mediator, l’Agence nationale de sécurité du médicament est accusée par le parquet d’avoir “gravement failli dans sa mission de police sanitaire”)
  • les nouveaux variants et l’évasion immunitaire pourraient réduire l’efficacité de la vaccination à court et moyen terme
  • les autorités politiques pourraient accepter de reconnaître que la stratégie choisie jusqu’à présent nécessite d’être revue et corrigée en tenant compte de l’expérience des autres pays
  • il n’est pas possible d’envisager un nouveau confinement de l’avis même du président du conseil scientifique en raison de son impact social, sanitaire, psychologique et économique
  • les autorités sanitaires pourraient alors renforcer les unités de soins intensifs au lieu de continuer à diminuer le nombre de lits de réanimation durant la crise sanitaire
  • les autorités sanitaires pourraient surtout favoriser les tentatives de traitements précoces des formes symptomatiques pour tenter de diminuer l’évolution vers les formes graves

En guise de conclusion, citons deux extraits du Rapport de l’inspection générale des affaires sociales sur le Médiator

“La sécurité sanitaire est un métier difficile et exigeant. La vigilance sanitaire est une responsabilité fatigante, usante, qui conduit à travailler chaque jour sous la pression. Etre vigilant suppose d’être informé, d’être réactif, d’avoir la disponibilité d’esprit nécessaire, de savoir entendre et écouter les opinions minoritaires et d’être capable d’admettre que l’on s’est trompé ou que l’on se fourvoie dans un raisonnement convenu”.

“La chaîne du médicament fonctionne aujourd’hui de manière à ce que le doute bénéficie non aux patients et à la santé publique mais aux firmes. Il en va ainsi de l’autorisation de mise sur le marché qui est conçue comme une sorte de droit qu’aurait l’industrie pharmaceutique à commercialiser ses produits, quel que soit l’état du marché et quel que soit l’intérêt de santé publique des produits en question.”