Stopper la contagion

Covid 19 : comment stopper la contagion ?

La stratégie du gouvernement pour casser les chaînes de contamination virale repose sur les gestes barrières, le confinement et le port du masque généralisés, dans l’attente de pouvoir utiliser largement des vaccins à ARN / ADN. Que peut-on attendre de cette stratégie ?

Le confinement est-il efficace pour réduire la circulation virale ?

Autant la fermeture précoce des frontières est une mesure indispensable pour limiter la propagation du virus dès le début d’une alerte épidémique, autant des publications ont mis en doute l’utilité du confinement de la population. Il a de plus favorisé les contaminations intra-familiales. Taïwan, pays à mortalité Covid quasi nulle, n’a pas utilisé le confinement généralisé.

Le port du masque généralisé est-il efficace sur la Covid ?

Il est question ici du port du masque généralisé et pas de cas précis où il peut se justifier (personnes malades, soignants…). Autant un consensus existe sur l’aération des locaux, la distance physique et le lavage des mains, autant la recommandation du port généralisé du masque en plein air ou dans des locaux bien ventilés manque de fondement scientifique. Au printemps 2020, les autorités avaient déclaré, scientifiques à l’appui, que le port du masque pour les bien-portants était inutile. Depuis, elles l’ont imposé alors que les études scientifiques récentes sont loin d’être unanimes sur l’utilité de cette mesure et sur les résultats qu’elle a déjà produits. Dans une note publiée en décembre 2020, l’OMS, analysant les travaux publiés, reconnaissait ces divergences dans leurs conclusions quant au port du masque généralisé en extérieur. Elle ne recommandait pas ce dernier systématiquement mais de manière ciblée en fonction des situations, de la balance bénéfices-risques associée et sous condition de respect par la population de normes d’hygiène strictes dans l’usage du masque (ce qui est peu fréquent dans la réalité).

Les masques présentent par contre des risques à prendre en considération. Il est largement admis que la respiration prolongée d’un air trop chargé en CO2 est nocive pour la santé au-delà d’un certain taux. Des normes existent même pour la ventilation des bâtiments. Or, plusieurs études ont relevé des cas où l’air respiré lors du port d’un masque contenait nettement plus de C02 que le taux jugé généralement acceptable sans danger. Cet article expose l’une d’entre elles et en mentionne d’autres (voir aussi ce lien).

Sur le plan psychologique, le port du masque généralisé, même s’il peut rassurer certains, entretient un climat général de peur et de stress délétères pour la santé. Les dommages, sanitaires (maux de tête, troubles cognitifs…) et psychologiques, sont encore plus importants pour les enfants alors qu’il sont très peu contaminés et contaminants. La balance bénéfices-risques devrait donc être plus sérieusement et rapidement étudiée, particulièrement pour les enfants, et le débat scientifique à ce sujet n’est pas clos. Il importe donc de garder à l’esprit que nul ne peut, à ce jour et au nom de la science, asséner de certitudes à celles et ceux qui ne partagent pas la même opinion.

Enfin, le port du masque durant de longs mois efface les sourires et l’expressivité des visages, il gomme une bonne partie de ce sur quoi s’appuient notre communication humaine et notre lien social. Les expressions du visage permettent à nos enfants de construire leurs relations avec les autres, de se construire en tant qu’êtres humains socialisés. Elles sont aussi une aide précieuse à l’échange pour tous les mal-entendants, et à l’accompagnement des personnes âgées. Voulons-nous d’une société où des éléments aussi essentiels sont ainsi mis de côté ?

Les vaccins à ARN / ADN sont-ils efficaces pour casser les chaines de contamination ?

De l’aveu même du Ministre de la Santé, on ne sait pas si ce type de vaccin est susceptible de casser les chaînes de contamination. Les données actuelles ne permettent pas de le savoir. Ce n’est donc qu’un pari.

Alors, une autre approche est nécessaire

Une autre approche, plus offensive, permettrait de casser beaucoup plus efficacement les chaînes de contamination. Elle a été utilisée dans d’autres pays et s’appuie sur deux points : quantifier la charge virale en se fondant sur des tests fiables, et traiter précocement les formes symptomatiques de la maladie.

La quantification de la charge virale pour les tests PCR (en positif fort, positif, positif faible, négatif), comme recommandé par la Société Française de Microbiologie (avis du 25 Septembre 2020 puis du 14 Janvier 2021), permettrait de dépister les patients ayant une excrétion virale forte afin de casser rapidement les chaînes de contamination. C’est une condition indispensable pour mener une véritable stratégie « tester, tracer, isoler ». Il faut pour cela cibler les personnes malades avec un test PCR positif, ou toute personne asymptomatique avec un test PCR positif fort (ou un Ct inférieur à 25 pour les tests salivaires), pour que la stratégie de traçage soit efficace, et confiner de façon ciblée avec aération des locaux. Malheureusement, le gouvernement n’a pas mis en œuvre cette recommandation.

Après avoir testé, tracé et isolé, il faut traiter précocement les formes symptomatiques de la maladie. D’autres pays ont utilisé pour cela molécules anciennes telles l’azithromycine, l’ivermectine ou l’hydroxychloroquine. Notre gouvernement a, quant à lui, freiné tout effort d’études et d’essais encadrés de ces traitements susceptibles de réduire le portage viral. De plus, les médecins sont incités à ne pas parler de ces traitements, voire sont convoqués ou poursuivis par l’ordre des médecins pour le simple fait de vouloir soigner des malades plutôt que d’attendre passivement l’aggravation de la maladie (à titre d’exemple, voir le livre du Dr Erbstein).

En conclusion

Le gouvernement a fait reposer la lutte contre l’épidémie sur des mesures liées à des comportements individuels et dont l’efficacité est douteuse. Sur une base scientifique aussi fragile, on culpabilise, on inflige des amendes, on divise la société et on dépense des milliards. Par contre, les autorités sanitaires occultent des mesures sanitaires et médicales efficaces pourtant utilisées dans d’autres pays. Faut-il y voir de l’incompétence, une impossibilité à reconnaître ses erreurs ou une volonté délibérée ? Comme le relevait l’Inspection Générale des Affaires Sociales dans un autre dossier, il faut savoir écouter les opinions minoritaires et être capable d’admettre que l’on s’est trompé.