Un point sur les vaccins

Un point sur les vaccins – 19 décembre 2020   

   Voir Ici la version PDF   (tout texte en couleur correspond à un lien

Cet article a été initialement publié en deux parties dans « Mediapart En Bigorre » le 14 et le 23 décembre 2020 sous le titre Questions de citoyens sur la Covid 19

Des vaccins anti Covid efficaces ?

1/ Quel doit être le seuil d’efficacité d’un vaccin anti covid ?

Le consensus international fixe le seuil d’efficacité à au moins 50% pour les futurs vaccins contre la Covid19. Il faut donc qu’il y ait 50% de cas en moins dans le groupe vacciné que dans le groupe ayant reçu le placebo.

« La plupart des études de phase 3 en cours ont pour objectif un taux de protection de 60 % et un critère primaire d’efficacité fondé sur la prévention des formes légères à modérées de la maladie, ce qui interroge dans un contexte où ce sont les formes sévères qui pèsent sur les établissements de santé. Mais rien n’indique qu’un vaccin capable de prévenir les formes légères à modérées puisse prévenir les formes plus sévères, voire les décès ».

2/ Quelles sont les différentes techniques de fabrication ?

a/ Le virus entier, atténué ou inactivé

b/ Un morceau de virus

c/ Les vaccins à ADN/ARN : aucun vaccin de ce type n’a encore été déployé en médecine humaine à ce jour, et on manque encore de recul sur leur utilisation.

3/ Le vaccin sera-t-il efficace pour susciter une production d’anticorps ?

Il est vraisemblable qu’une faible réponse vaccinale sera obtenue chez les sujets âgés de plus de 75 ans.

4/ L’immunité est-elle durable ?

On ne sait pas combien de temps seront présents dans le sang les anticorps produits après la vaccination

5/ Le vaccin empêche-t-il la transmission du virus ?

Il est probable que le vaccin n’empêche pas la transmission du virus

Des vaccins anti Covid sans danger ?

Avec un virus entier atténué, il existe un risque statistique pour qu’une infime proportion de particules virales gardent leur capacité à infecter l’individu

Selon le Comité de recherche et d’informations indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) : « L’utilisation de virus inactivés est donc plus sûre. Leur désavantage est qu’ils provoquent une réponse immunitaire plus faible, ce qui nécessite des injections multiples et répétées, ainsi que l’utilisation d’adjuvants tels que l’aluminium ajoutés pour potentialiser l’effet immunogène du vaccin, et susceptibles d’engendrer des effets toxiques ».

Pour les vaccins à ADN / ARN, il existe beaucoup d’inconnues du fait d’une toute nouvelle technologie développée en urgence.

Le CRIIGEN détaille ainsi les approches biotechnologiques. Elles consistent à injecter soit

a) une protéine du virus (antigène) produite en laboratoire par des cellules transgéniques

b) des particules pseudo-virales ;

c) l’ADN ou l’ARN codant l’antigène.

Pour les deux premiers cas (a et b), ces vaccins s’avèrent être peu efficaces et peuvent présenter des effets toxiques dûs essentiellement aux adjuvants (tels que l’aluminium ou le formaldéhyde par exemple) ajoutés justement pour pallier la faible efficacité et donc potentialiser la stimulation du système immunitaire.

Des effets toxiques peuvent également être dûs à l’antigène lui-même qui, en étant produit par des cellules transgéniques, peut présenter des différences structurelles ou chimiques qui pourront lui conférer des propriétés inattendues.

Dans le troisième cas (l’ADN ou l’ARN codant l’antigène), il y a

un risque d’apparition de virus recombinants : dans un certain nombre de cas, ces virus recombinants sont beaucoup plus virulents que les virus d’origine et peuvent donc provoquer des viroses aggravées. Ils sont liées à des recombinaisons, entre matériels génétiques viraux

un risque de toxicité au niveau du génome avec mutation pouvant produire par exemple une leucémie

le risque d’une réponse inflammatoire extrêmement forte et toxique

Le conseil scientifique Covid 19 souligne aussi le risque d’une aggravation de l’infection par les anticorps induits par le vaccin. Il arrive en effet que les anticorps produits aggravent la maladie au lieu de la combattre.

On ignore si le vaccin a un impact sur la fertilité. La sécurité et l’efficacité du vaccin chez les enfants de moins de 16 ans n’ont pas encore été établies. Les personnes allergiques devraient éviter d’être vaccinées. De plus, quel que soit le type de vaccin, il y a des adjuvants comme par exemple le polyéthylène glycol qui pourrait provoquer des maladies auto-immunes. Les vaccins peuvent aussi contenir un dérivé de l’hexane connu pour être un produit toxique. Il faudrait donc avoir connaissance des différents adjuvants utilisés dans tous les vaccins.

Qui décide du choix des vaccins et selon quelles évaluations ?

Les pays membres de l’Union européenne ne disposent que d’une faible marge de manœuvre dans l’application de la politique vaccinale. Les contrats sont secrets, on ne connaît pas les négociateurs.

Les contrats ont été signés par la Commission européenne et sont valables pour la France. Bien que l’Union européenne n’ait pas de compétence en matière de santé, tout relève de l’Europe : C’est une agence européenne qui peut décider d’accorder une Autorisation de mise sur le marché « conditionnelle » sur la base de résultats intermédiaires, alors même que l’essai de phase 3 est toujours en cours, ce en fonction d’une balance bénéfice risque. Une fois l’autorisation délivrée, les agences nationales ne réaliseront pas d’analyses ou de contrôles supplémentaires. 

Mais comment peut-on définir une balance bénéfice risque objective alors que les essais sont toujours en cours ? Il faut habituellement dix ans pour mettre un vaccin sur le marché. Les vaccins Covid, eux, sont développés dans un temps record, alors qu’ils font appel, pour ceux qui seront distribués en Europe, à une toute nouvelle technologie. Aucun vaccin n’a été mis au point jusqu’à présent contre d’autres coronavirus. La complexité est grande. Le conseil scientifique Covid 19 souligne ainsi : « La vaccination COVID-19 est plus spécifiquement l’objet d’incertitudes, qui peuvent nourrir des doutes sur l’efficacité, la sécurité, la capacité d’immunisation, la durée d’immunisation, de possibles mutations réduisant la protection vaccinale, les taux de couverture ou encore de possibles effets secondaires auprès de certains publics ».

Et comme le signale le Dr Odile Launay, membre du Comité Vaccin Covid 19 : « Nous devons être extrêmement vigilants sur ces vaccins : pour l’instant, nous n’avons pas la preuve de leur efficacité et nous devons tout faire pour avoir aussi la preuve de leur innocuité  …. Pour l’instant, les données qui sont disponibles sont des données qui permettent de montrer que les candidats vaccins permettent d’induire une réponse immunitaire mais nous n’avons pas de démonstration que cette réponse est protectrice chez l’homme ». 

Cependant, à l’encontre de ce que préconise le Conseil scientifique Covid 19, à savoir une communication transparente sur les fondements scientifiques, la communication se fait actuellement sous forme d’annonces publicitaires par communiqués de presse de la part des laboratoires. Les laboratoires rivalisent en terme d’annonces médiatiques. Ainsi, « il existe plus de 320 présentations vaccinales différentes, dont seules quelques-unes auront une chance d’être (correctement) évaluées…. La pression monte entre les fabricants de vaccins et les médias. Les annonces ne sont que des gestes commerciaux… A ce jour, aucun des vaccins annoncés ne répond aux objectifs suivants :

proposer une stratégie avec un modèle vaccinal ayant fait ses preuves chez l’Homme

montrer la pertinence et l’innocuité du vaccin ».

Alors que les essais sont toujours en cours et qu’il n’existe aucune publication scientifique sur l’efficacité et l’innocuité des vaccins, les industriels ont déjà commencé la production de ces vaccins. « On n’a jamais vu ça : avant même de savoir si un vaccin va être efficace, tout est mis en place pour être en capacité de les produire et de les distribuer ». 

« De plus, les effets indésirables analysés ne sont que ceux apparaissant dans les 60 jours suivant la vaccination. Or, les effets indésirables graves surviennent souvent plusieurs mois après l’injection … Ainsi, les personnes victimes d’effets indésirables induits par les vaccins subissent pendant de longues années une inadmissible et douloureuse errance de diagnostic ».

Outre le problème de l’évaluation des vaccins, se pose également la question de leur conservation. En effet, si certains vaccins se conservent entre 2 et 8°, ou à -20°, d’autres se conservent à -70°. « Penser le stockage à très basses températures est une utopie coûteuse et probablement inutile sur le moyen terme ». 

Par ailleurs, la production d’un vaccin contre la Covid 19 est aussi devenue un enjeu politique : « Préemption de productions à venir par des états financeurs, mise en avant d’un vaccin « national » dont on ne sait pas grand chose, volonté d’apparaître comme une nation scientifiquement avancée, autant de facteurs politiques qui viendront polluer l’évaluation médicale des candidats vaccins ».

Les vaccins sont-ils LA solution ?

On pourrait aussi analyser la problématique du traitement de la Covid 19 selon une perspective financière. Il y a une approche qui est très rentable pour l’industrie pharmaceutique : c’est le vaccin.

Une autre approche ne rapporte rien à l’industrie pharmaceutique : opter pour une prévention des formes graves de la maladie (Vitamine D, Zinc…), et utiliser des anciennes molécules potentiellement actives (ivermectine, hydroxychloroquine….) qui présentent peu d’effets secondaires.

En prévention, la vitamine D réduit le risque de complications de 97%. Le Zinc et la Vitamine C pourraient également éviter les formes graves de la Covid 19.

La mortalité de la covid 19 est aux alentours de 0.5%, ce qui reste faible. Un débat reste ouvert sur des potentiels traitements, dont l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. Si ces molécules s’avèrent finalement efficaces, la justification de la vaccination de masse s’écroule

Une autre molécule fait l’objet de nombreuses publications. Ainsi, une recherche ivermectin + covid dans la base de données cochrane library montre 67 résultats et 96 résultats dans la base de données pubmed. On peut trouver ici un résumé.

L’Ivermectine est un médicament antiparasitaire ancien bien connu, bien toléré. Cette molécule a le défaut comme l’hydroxychloroquine d’être très bon marché. On peut se demander si l’ivermectine va subir le même sort que le protocole hydroxychloroquine azithromycine qui semble pourtant efficace d’après une synthèse de toutes les publications contradictoires.

Alors, sommes nous face à un choix délibéré de l’industrie pharmaceutique, et/ou de nos dirigeants, tant à la commission européenne qu’en France, pour occulter toute piste de traitement de la Covid 19 par des traitements anciens bien connus au profit d’un vaccin malgré sa complexité d’élaboration  ?

Au vu du poids grandissant de l’industrie pharmaceutique et de son influence sur l’Organisation Mondiale de la Santé ou sur les gouvernements, sachant que les preuves peuvent être biaisées ou les risques cachés par les laboratoires, on peut en effet se demander si l’industrie pharmaceutique joue avec notre santé

Enfin, si le virus mute (et il y a déjà à l’heure actuelle plusieurs variants), le vaccin va-t-il avoir encore une utilité ?

Ne faudrait-il pas choisir entre deux approches selon une balance bénéfices / risques ?

Voilà ce qu’en pense le Comité de recherche et d’informations indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) dans sa note de septembre 2020 : «Le recours à des vaccins délivrant du matériel génétique viral (ADN ou ARN) est nouveau ou récent. L’utilisation de virus génétiquement modifiés comme vecteurs, notamment à des fins de thérapie génique ou d’immunothérapie a montré à quel point les effets indésirables sont variés, non maitrisés et peuvent être graves. Si les tentatives de l’immunothérapie sont relativement récentes, les échecs de la thérapie génique depuis près de 35 ans sont là pour nous le rappeler. Ces échecs s’expliquent en grande partie par la recherche du scoop au détriment de l’efficacité et/ou la biosécurité. Une telle démarche ne permettra jamais de répondre à l’attente et aux besoins en termes de soin. Mais l’utilisation de ces mêmes vecteurs à des fins de vaccination revêt encore une autre dimension. En effet, la thérapie génique ou l’immunothérapie concernent non seulement un nombre limité de personnes mais des personnes gravement malades. Par conséquent, non seulement les éventuels effets secondaires concernent un nombre restreint d’individus mais la gravité de leur état de santé et la situation d’urgence sanitaire dans laquelle ils se trouvent permet sans doute d’accepter une certaine prise de risques. Dans le cas de vaccins, nous sommes dans une démarche de prévention. Cela concerne donc un nombre considérable de personnes dont la grande majorité est en bonne santé (en tout cas vis-à-vis de la pathologie de laquelle le vaccin est censé nous protéger). Des effets secondaires non maitrisés auraient donc des retombées considérables, surtout dans une campagne de vaccination de masse telle que celle destinée à lutter contre la Covid-19. Ces retombées pourraient être désastreuses sur le plan sanitaire bien sûr mais également sur le plan environnemental. Et le fait qu’il s’agisse d’une démarche de prévention n’autorise aucune prise de risque.

Par conséquent, ces candidats vaccins nécessitent une évaluation sanitaire et environnementale approfondie incompatible avec l’urgence, qu’il s’agisse de celle résultant de la pression des autorités décisionnelles et sanitaires ou celle des profits des industries pharmaceutiques embarquées dans cette course au vaccin. Dans sa note de cadrage du 23 juillet 2020 sur la stratégie vaccinale contre la Covid-19, la Haute Autorité de Santé déclare : « Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, l’enjeu est donc de concevoir un vaccin le plus efficace et le plus sûr possible en un temps record ». Cette allégation est un non-sens et une aberration de la part d’une autorité telle que la Haute Autorité de Santé. Les dangers liés aux caractéristiques des vecteurs viraux génétiquement modifiés ou à leur éventuelle dispersion ou dissémination doivent être traités dans le cadre d’une évaluation des risques environnementaux extrêmement contraignante.  ».

Il n’existe aucune publication scientifique sur l’efficacité des vaccins et de nombreuses interrogations sur la possibilité d’effets secondaires graves immédiats ou retardés : alors pourquoi s’engouffre-t-on dans cette approche avec tant de précipitation ?

Il existe de nombreuses publications sur la possibilité de prévention des formes graves de la Covid 19, ainsi que de nombreuses publications sur des traitements potentiellement efficaces et bien tolérés : pourquoi depuis des mois ignore-t-on cette approche qui a priori présente de très nombreux bénéfices et peu de risques ?

De plus, n’est-il pas indispensable d’approfondir cette dernière approche puisqu’il semble acquis que le vaccin ne pourra pas apporter de protection complète ?